Suivre la muraille, c est rendre sa forme à la ville, commencer de comprendre son existence, de penser son histoire et c'est aussi marcher le long du temps.
La muraille, parfois félée, écroulée, couturée de cicatrices, plus ou moins bien ravaudée, mais toujours debout le long de la Marmara à la Corne d'Or, l'antique ceinture théodosienne a vu tourner les siècles, les armées, les mondes. Ella a soutenu les gloires et apparait sur les photos des satellites.
Je m imagine avec Constantin le grand en l an 300, à ces cotés, faisant le tour de Bysance à pied, une lance à la main, pour marquer le tracé de la muraille et dire : la nouvelle Rome est née.


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