Mardi 12 février 2008

 
De notre voyage à Marrakech, je retiendrais ce cours de cuisine pour connaître les spécialités.
 
Etre le cuisinier d’une journée est mille fois mieux que s’installer à une table d’un restaurant. Vous y voyez toute la différence.
 
Les recettes de cuisine marocaine demandent une longue préparation. Comptez 2 à 3 heures pour préparer une salade et un tajine.
 
Nous avons commencé notre cours par une salade mechouia réalisée à base de tomates, de poivrons cuits, d’ail, d’huile d’olive et de jus de citron. Cette simple salade a une saveur particulière grâce au Kamoun, le cumin et aux autres épices de la photo ci-dessous.
 
Le Tajine, c’est le plat le plus répandu au Maroc, facilement reconnaissable à son chapeau pointu en terre cuite. Facile à faire si vous avez été initié sinon …
Le Tajine, ce n’est pas tant une recette particulière qu’un mode de cuisson.
Epicé, nous l’avons préparé à base de poulet, citron, oignon, ail, d’olive et d’épices tel le safran, le gingembre, le curminin, le poivre.
 
De la ville, au fin fond de l’Atlas, il est toujours consommé en commun, on mange à même le plat, en y trempant son bout de pain.
 
Les ingrédients
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La préparation

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A table
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Découverte dans la montagne de l’Atlas.
En haut des 7 cascades à 2500 mètres d’altitude, 2 amis préparent le Tajine.
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Dimanche 10 février 2008
 
Hier, comme aujourd’hui, les cascades de colliers d’ambre ou de corail, les fibures, les bracelets à charnières portés par paires sont offerts lors des cérémonies de fiançailles et nimbent de distinction les femmes berbères.
 
L’artisanat du bijou d’argent est une tradition berbère.
Pourquoi l’argent ? Parce que les paysans n’étaient pas assez riches pour pouvoir s’offrir des bijoux en or et une vielle tradition berbère veut que les hommes ne portent pas d’or mais seulement ce métal. En cas de besoin, les bijoux étaient revendus et fondus, puis rachetés plus tard.
 
Ces bijoux berbères n’ont pas évolué au cours du temps. Les motifs traditionnels sont de formes abstraites et géométriques et parfois de motifs floraux. Fait main, chaque pièce est unique.
 
Ballade dans les rues de Marrakech

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Samedi 9 février 2008

 
Ici, con consomme généralement du thé vert de chine avec beaucoup de menthe.
Véritable institution, nous avons vécu une cérémonie. Dans une maison Berbère au pied de l’Atlas, une famille nous invite à partager avec eux le thé. 
Préparé par la maîtresse de la maison, nous suivons le rituel du thé : 
Elle apporte la bouilloire remplie d’eau qu’elle pose sur un chauffe plat à base de charbon, la boîte à thé vert, la boîte à sucre qui contient des pain de sucre concassé en gros morceaux) et sur un plateau la menthe fraîche, la théière et les verres.
Pendant que l’eau de la bouilloire chauffe, nous mettons dans la théière une cuillerée à café de thé vert pour deux verres.
Lorsque l’eau est à ébullition, elle la verse en petite quantité sur le thé et donne à la théière un petit mouvement tournant afin de faire gonfler le thé.
Puis elle verse ce premier jet dans un verre pour enlever la théine et recommence une 2ème et 3ème fois.
Ensuite elle verse le contenu du premier verre dans la théière en rajoutant de l’eau bouillante sur le thé et porte la théière sur le feu.
Quand le thé bouille, elle mets la menthe et les gros morceaux de sucre.
Après avoir laisser aérer le thé, elle le verse dans un verre et reverse le contenu dans la théière 2 ou 3 fois.
 
BISMILLAH ou Salute.
 
Dans cette famille Berbère, on accompagne le thé de pain chaud que l’on trempe dans de l’huile d’olive et d’Argan, du miel artisanat,

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Vendredi 8 février 2008

 
Quelle beauté la place Jemaa el Fna.
Il y a longtemps, les criminels y étaient exécutés et leur tête exposé pour servir d’exemple. C’est le quartier le plus vivant de toute la ville.
 Tout tourne autour de la place Jemaa el Fna : proche du souk, point de repère essentiel pour des programmes.
 
La place est piétonne et elle est un immense théâtre de plein air. C’est le soir que commence la fête. Tous les acteurs se mettent alors en place sur cette scène gigantesque. On prend un verre sur la place en regardant les marchands s’installer, avant de plonger dans ce magma humain, cette animation riche, chaleureuse et toujours amicale
 
Ex gare routière et marché aux puce permanent, des ambulants assure la permanence du spectacle attirant les badauds. On y trouve des diseuses de bonne aventure , des montreurs de serpents, des porteurs d’eau, des vendeurs de jus d’orange bien alignés ou d’amande.
 
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Jeudi 7 février 2008

 
De notre escapade dans l’Atlas, en longeant la rivière, nous nous arrêtons dans une coopérative ou sont regroupés des femmes. Elle débarrassent de leurs écorces une curieuse amande, les concassent et avec une meule d’un autre siècle,  extrait une huile : l’Huile d’Argan.
 
Dans le sud ouest marocain pousse un arbre qui ne pousse nulle part ailleurs : l’arganier.
On extrait de son fruit une huile aux vertus multiples et exceptionnelles.
 
Cet arbre béni des Dieux comme on le surnomme est un arbre providentiel. Il pousse à l’état sauvage et produit un fruit que les gens du pays appellent l’amande berbère.
 
Les femmes berbères ramassent ces fruits entre juin et août.
Entre deux pierres d’un bruit sec et précis de la main, les femmes cassent ce noyau dur pour en retirer les amandons d’où sera extraite, à l’aide d’une meule à broyer, une huile très riche.
 
Cet or liquide est recherché pour son goût parfumé, les bienfaits sur la santé et la beauté.
A usage alimentaire, de couleur brune, l’huile d’Argan parfume délicatement salades, poissons ou tajines. Elle permet de réduire le taux de mauvais cholestérol.
L’huile cosmétique est de teinte jaune pale et n’a pas son pareil pour hydrater et régénérer la peau. Utiliser dans les massages, il soulage les articulations et les douleurs du dos.

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Le Haut Atlas à 70 Km de Marrakech, le domaine de l’arganier.
Au fond, vous ne rêvez pas, ... il y a de la neige en Afrique 
Nous sommes à coté de Djebel Toubkal le point le plus haut de l'Afrique du nord : 4167 mètres

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Mercredi 6 février 2008
 
Sous un tamis de roseaux qui filtrent la lumière, de la Medersa Ben Youssef vers Jemaa El Fna, et le Mellah, les souks de Marrakech s'étendent, se croisent.
 
Ils s'entremêlent, faux labyrinthe de ruelles, de venelles, de culs de sacs et de portes cochères.
 
Criée aux tapis du souk Joutia Zrabi, marché de la dinanderie dans le souk Attatine, quartier des teinturiers vers Sebbaghine, échoppes de babouches vers le souk Smata,  univers des forgerons, des ferronniers et des ferblantiers du souk Haddadine et du mellah..
 
De toutes ces corporations qui régissaient jadis les souks, il reste les noms et les artisans et maâlems (maîtres) qui officient  au milieu de quantités d'échoppes de toutes les couleurs, bric à brac désordonné, ou des marchands de tout âge interpellent les passants, pour le plaisir des yeux...
 
A l'origine, le souk (marché)  permettait aux différentes tribus  de se rencontrer en terrain neutre. Important lieu de relations sociales, c'est au souk que se réglaient les litiges, les emprunts,
 
Il faut prendre goût à une navigation guidée par le hasard, l'envie, la couleur, l'odeur, la pente, la flânerie au milieu des ruelles anonymes mais jamais désertes, il faut savoir s'éloigner du centre, et se perdre sans risques , pour découvrir un univers plus calme, plus austère, fait de bruits de marteaux, de rires, de négociations, et d'invitations tranquilles, témoignage des anciens métiers de menuisiers, tanneurs, forgerons et d'autres artisans qui continuent à employer les outils et les techniques ancestrales.

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Mardi 5 février 2008

Marrakech, la perle du sud, fut une véritable surprise pour nous.
Avant d’atterrir cette ville apparaît comme un joyau serti dans l’écrin naturel que forme autour les montagnes du Haut Atlas.
 
Le taxi nous a déposé à la maison Arabe, un Riad de rêve ou comment vivre comme un Pacha. A peine les valises déposées, la maison nous servait le thé à la menthe assortis de petit gâteau marocain. Un régal.
 
Marrakech ne peut laisser indifférent, il faut savoir l’aborder et s’imprégner de son atmosphère : la grande place Jemaee el Fna et son agitation, les souks colorés et bruyants que l’on arpente de tous les cotés et où l’on se perd avec plaisir. Des milliers de métiers créés une atmosphère étonnante.
 
Durant ces prochains jours, nous vivrons ensemble, sur ce blog, la vie à Marrakech  dans la Médina, l’envoûtement inoubliable, son ambiance, ses couleurs et son climat.
Puis nous irons découvrir les tapis, les bijoux, l’huile d’argan, la cuisine marocaine, l’artisanat et la vie Berbère et dans l’Atlas.
 
Je dédie ces prochains articles à tous ces amis que nous avons rencontré, Jamila, Abdel, Mehmet et tant d’autre….

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Lundi 4 février 2008

La ville qui nous a accueilli est une ville impériale. Elle fut au cours de 10 siècle d’histoire la capitale du Royaume et elle jouit en plus d’un privilège supplémentaire : celui de lui avoir donné son nom.
 
Ses surnom : La perle du Sud ou la porte du Sud
Son symbole : l’ocre et le rouge
 
En avion, dans le désert, sur la montagne (L’atlas pour vous aider) ou dans la ville, vous retrouverez toujours son minaret haut de 77 mètres.
Construite au XII par le sultan Abdelmoumen, la mosquée des libraires doit son nom aux marchands de manuscrit qui s’installèrent à ses pieds. Son architecture et sa richesse décorative sont un chef d’œuvre de l’art Hispano Mauresque. Le minaret a un décor différent sur chaque face et mêle des ornements floraux et graphiques
 
 
Avez-vous trouvé la ville ou je suis actuellement ?
 
La devinette d’hier : le Miroir et oui je suis dedans mais je ne peux pas rentrer.

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Dimanche 3 février 2008


Avant de vous raconter notre voyage sur un autre continent  une petite devinette :

Je suis dedans mais je ne peux pas rentrer.
Qui suis je ? 

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Jeudi 31 janvier 2008

 
Barcelone : une imagination débridée, un monde fantastique,
la casa Batlo dessinée par Gaudi est le symbole de Barcelone, d’une époque, le tournant de deux siècles et de l’imagination débordante des architectes barcelonais. Pour exprimer le nationalisme Catalan, Gaudi revendique l’héritage mauresque et gothique. 
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Barcelone ou  le Barca,
Emblème catalan, le Barça a enrôlé des joueurs du monde entier. Hier Cryff, Maradona, Rivaldo ; ensuite le camerounais Eto ou le brésilien Ronaldinho ; maintenant les français dont Thierry Enri. Il y a quelques années, l’équipe était composée pour moitié de Néerlandais
 
Barcelone et ces balcons
Collines, belvédères, téléphérique, gratte-ciel… autant de points de vue d’où l’on peut déchiffrer l’histoire, les conquêtes, cette métropole de 1,6 million d’habitants qui s'étend jusqu’ à la mer et se développe toujours plus au nord.
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Barcelone, le parc Guell
Don Eusebi Guell, industriel et armateur rêvait d’une cité jardin. Au début du siècle dernier, il demanda à l’architecte gaudi d’imaginer des demeures, un par cet des aires de loisirs. Mais seuls le parc et deux maisons qui semblent sorties d’un conte pour enfants furent réalisés.
Sous les palmiers du parc, on peut dire en admirant le paysage lointain : la plus septentrionale des villes du sud et la plus méridionale des villes du Nord.
 
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De la Sagrada Familia à la tour Agbar.
Les aiguilles de la Sagrada Familia dominent la ville de plus de 100 mètres de hauteur. A travers une fenêtre, entre le fouillis de pierres et de céramiques, on voit, tout au fond, la tour imaginée par Nouvel, dont la forme nettement moins sacrée, a fait beaucoup parles.
La sagrada commencée en 1882 est toujours inachevée. Elle est le reflet d’une foi, d’une ambition démesurée et de l’imagination débridée d’un homme et d’une ville.

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